Des espoirs et des mirages, la première olympique de Felix Svensson est un cas d’école

Le système nerveux a été mis à l’épreuve pour les trois athlètes suisses à avoir découvert pour la première fois, à Paris, l’envergure des Jeux Olympiques. Julien Bonvin, Timothé Mumenthaler et Felix Svensson ont connu des premiers tours difficiles au Stade de France. Mais l’heure était avant tout à l’apprentissage.

Felix a toujours dit, cette saison, qu’il ne réfléchissait pas aux Jeux Olympiques. C’était définitivement sa manière de s’ôter toute la pression des derniers instants de qualification pour lesquels il était toujours un candidat crédible. Le Genevois a, il est vrai, pris connaissance tard de la décision définitive de sa participation aux Jeux. Il a connu, sans l’avouer pleinement, des instants d’impatience, de doutes et d’incertitude. Des moments particulièrement éprouvants pour le mental d’un athlète.

Il est d’ailleurs rare que cette tourmente laisse indifférent. Les psychologies sont impactées, tout comme la préparation physique qui subit un décalage forcé. Car au lieu de bénéficier d’un pic de forme pour les épreuves olympiques, celui-ci intervient un peu plus tôt pour venir soutenir l’objectif de qualification. C’est la raison pour laquelle plusieurs athlètes soutiennent être subitement pris de fatigue. Felix Svensson en fait partie. Le hurdler valaisan Julien Bonvin aussi. Tous deux ont appris leur qualification après les championnats suisses d’athlétisme pour lesquels, l’un et l’autre, ont battu leur record personnel. Les deux ont aussi échoué au premier tour, tout comme Timothé Mumenthaler qui, lui, arrivait pourtant avec le titre de champion d’Europe en titre. Pour ces trois Suisses, les raisons de ces contre-performances ne sont pas totalement surprenantes au regard de leur préparation peu optimale.

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